Matcha ou hojicha ?

Deux poudres, deux thés verts japonais, deux expériences qui n'ont presque rien à voir. Voici comment choisir celui qui vous conviendra.

Le matcha

Des feuilles cultivées à l'ombre pendant plusieurs semaines avant la récolte, puis réduites en poudre. L'ombrage concentre la douceur et l'umami — cette longueur en bouche difficile à décrire et facile à reconnaître.

Le goût : végétal, rond, naturellement sucré lorsqu'il est de première récolte.
Le moment : le matin, ou en début d'après-midi.
À qui il convient : à celui qui veut découvrir le goût du thé lui-même, et qui accepte un thé franc.

Le hojicha

Le même thé vert, mais torréfié avant d'être réduit en poudre. La torréfaction change tout : la couleur devient brune, le végétal disparaît au profit du toasté. Elle réduit également sa teneur en théine.

Le goût : noisette, caramel, boisé. Beaucoup plus doux d'approche.
Le moment : l'après-midi, la fin de journée.
À qui il convient : à celui que le côté végétal du matcha rebute, et à celui qui cherche une boisson réconfortante.

Comment choisir

Vous n'avez jamais bu de matcha — commencez par le matcha. C'est celui que vous êtes venu chercher, et un matcha de première récolte n'a rien de l'amertume qu'on lui prête.

Vous avez déjà essayé le matcha et vous ne l'avez pas aimé — essayez le hojicha. Il y a de fortes chances que ce soit le végétal qui vous ait gêné, et le hojicha ne l'a pas du tout.

Vous buvez surtout du café — le hojicha est le plus proche de vos habitudes : torréfié, rond, excellent avec du lait.

Vous cherchez une boisson de fin de journée — le hojicha, sans hésiter.

Et si vous voulez les deux

Ils ne se remplacent pas, ils se complètent : le matcha le matin, le hojicha l'après-midi. La plupart de ceux qui commencent par l'un finissent par avoir les deux boîtes ouvertes en même temps.

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